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Le nombre exact de cannabinoïdes présents dans le cannabis est difficile à trouver. 113, plus de 120, on trouve souvent le nombre de 144… les recherches avancent de plus en plus vite sur les cannabinoïdes, il est donc normal que ces chiffres évoluent.

Mais certains composants reviennent plus souvent que d’autres car les chercheurs ont pu se pencher sur leurs effets : le THC bien-sûr, mais aussi le CBD ou encore le CBG. Zoom sur le CBG, le cannabigerol.

Nous vous avons déjà parlé des 2 composants principaux du cannabis, le THC (Tétrahydrocannabinol) et le CBD (Cannabidiol). Si le premier est responsable des effets psychotropes de la consommation de cannabis, le second en est totalement dépourvu. Le CBD est extrait de la plante de cannabis pour ses effets relaxants et l’on peut dire maintenant thérapeutiques, sa première expérimentation médicale en France (comme à son habitude en retard sur le sujet) venant d’être effectuée le 26 mars 2021 en présence du ministre de la santé Olivier Véran qui a lui même accompagné le patient à la pharmacie. Passons.
Le CBD est donc utilisé pour ses vertus relaxantes, bien-être et thérapeutiques. Mais ce n’est pas le seul composant du cannabis, nous devrions d’ailleurs peut-être dire chanvre pour ne se référer qu’à la plante et éviter l’amalgame avec les effets psychoactifs.
Huiles de CBD, crèmes, fleurs à infuser (certains les infusent à grand coup de feuilles à rouler mais c’est parce qu’ils n’ont pas bien lu le mode d’emploi), produits cosmétiques… ses usages sont pléthores et maintenant courants.

Cannaberol ou CBG, quelle différence ?

Beaucoup moins présent dans la plante que le THC ou le CBD, le CBG, cannabigerol, a une teneur inférieure à 1%. Pour augmenter ce chiffre et augmenter les rendements de cette substance, les chercheurs ont dû procéder à des manipulations génétiques des plantes.

Bien que les recherches à son sujet soient encore faibles par rapport à celles sur le CBD et le THC, les scientifiques ont déjà pu relever plusieurs effets sur le glaucome (par ses effets vasodilatateurs et neuroprotecteurs), l’inflammation, sur les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Huntington, ou encore sur la réduction de la progression des tumeur cancéreuses ou contre les bactéries résistantes aux médicaments.
Il serait également antibactérien, fongicide, soulagerait le psoriasis et réduirait la pression intraoculaire.

En conclusion,

Le peu de recherches disponibles sur le CBG, cannabigerol, est lié au fait de la difficulté de le produire en raison de sa faible présence dans la plante. 1% pour le CBG contre jusqu’à 20% pour le CBD. Cela explique qu’il soit le cannabinoïde le plus cher à produire. Il faut cependant s’attendre, face au développement rapide du CBD, à une relative baisse des prix de ce dernier et donc, par ricochet, de la baisse du coût de production du CBG et de l’avancée des recherches à son sujet.

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